« If I Can’t Have Love, I Want Power», le nouvel album magistral d’Halsey

Halsey présente son quatrième album If I Can’t Have Love, I Want Power. Après la dystopie de Bandlands, l’histoire moderne de Roméo & Juliette de Hopeless Fountain Kingdom, l’artiste adepte des concepts a choisi pour cet opus un univers royal et historique. Les visuels de la Renaissance ont été introduits lors d’une visite virtuelle du musée new-yorkais le MET durant laquelle Halsey avait dévoilé la couverture de son album. On l’y voit sur un trône, un sein dénudé et un bébé sur ses genoux. « Moi, en tant qu’être sexuel, et mon corps, en tant que vaisseau et cadeau pour mon enfant, sont deux concepts qui peuvent coexister de manière pacifique et puissante », explique Halsey.

L’ambiance historique s’est d’autant plus dégagé de ce projet grâce au film qui illustre If I Can’t Have Love, I Want Power et où Halsey incarne une jeune reine enceinte. Petit point négatif, le film a uniquement été projeté dans quelques villes (dont aucune en France). On espère qu’il pourra être visionné globalement un jour car l’opus étant un album visuel, le film nous parait important pour interpréter le projet dans sa globalité et ses subtilités.

La production, signée Atticus Ross et Trent Reznor de Nine Inch Nails, est impeccable. Les paroles sont recherchées et sujettes à l’interprétation. On retrouve une certaine continuité avec son dernier album Manic et son recueil de poème dans les thèmes abordés. Mais dans If I Can’t Have Love, I Want Power, Halsey aborde intimement son rapport avec la maternité, son enfant, son corps. Halsey a accueilli son premier enfant cet été. Après des fausses couches et souffrant d’endométriose, la route n’a pas été simple; d’où la forte émotion que l’on retrouve dans les titres Darling et 1121.

L’album est un mélange, que ce soit de genres musicaux ou de thèmes, tout en étant cohérent. Les chansons les plus personnelles sont les plus douces (Ya’aburnee, 1121, Darling) tandis que les autres, plus abstraites et ouvertes à l’interprétation, touchent à l’alternatif, pop-rock, pop-punk. Halsey a aiguisé sa plume et parle de pouvoir (I am not a woman, I’m a God, Girl Is A Gun), de sexualité (honey), du patriarcat (The Lighthouse, The Tradition).

Marqué par les visuels de l’album et les extraits entendus dans les bandes annonces, nous nous attendions à une atmosphère royale et théâtrale plus flagrante (comme dans l’excellente The Tradition et Bells In Santa Fe) et des chansons dans la veine de Nightmare et Experiment On Me. Mais dès la deuxième écoute, nous avons pu apprécié la production riche, les paroles à étudier et le concept imaginé par Halsey et porté par sa voix. L’album est fascinant, Halsey nous emmène dans un voyage auditif et émotionnel.

Avec If I Can’t Have Love, I Want Power, Halsey se confirme une fois de plus comme un.e artiste aux multiples facettes.

Notre sélection : The Tradition, I am not a woman, I’m a God, Whispers, 1121, Easier Than Lying

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